Du Noble Jeu de l’arc

Arrivés dans le Jardin de l’Arc,
Point de différences entre nous.
Chevalier, Officier ou Monarque,
Nous tirons tous sur le même clou,
Dans l’espoir de frapper du fer.

Qu’importent nos arcs et nos flèches.
Lorsque nous saluons les buttes,
Prêts, d’un trait, à battre en brèche,
Nous devons arriver à l’Honneur :
Cette si belle carte beursault.

Mais qui est-elle ?
Véritable oeuvre au Noir,
C’est elle qui révèle,
Tel un divin miroir.
Nous ne formons qu’Un.

Libéré de l’Univers,
Du temps et de l’espace,
D’un trait royal dans l’air,
J’atteins la métallique masse.
Douleur ! Elle est bonne !

Mais il n’y a pas d’Art,
Sans Maîtrise absolue.
Pour cela il n’existe aucun rempart,
Il faut au moins quatre cardinales vertus :
Justice, Tempérance, Force et Prudence

Battons nous donc ici et ailleurs,
Contre notre pis ennemi.
Sauvegardons nos valeurs,
Afin que nos enfants en bénéficient.
Soyons Chevaliers !

Seul face à notre ennemi,
Aucune compétition possible.
Alliés fraternellement à des amis,
Tout n’est plus inaccessible.
Et l’on peut progresser sur notre Voie.

T.F.
Le 25 mai 2006

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