Autrefois, lorsqu’un Arabe voulait s’engager d’une manière solennelle, il remettait alors son arc au créancier. L’arc n’avait, à proprement parler, aucune valeur intrinsèque, mais il représentait et symbolisait le gage de la parole donnée. C’était une espèce de signature authentique donnée par devant notaire et témoins. Et le honte suprême du Spartiate revenu de la bataille sans son bouclier, était de paraître devant ses concitoyens, le terme échu, démuni de l’arc de garantie. On était alors considéré comme un homme sans foi ni loi, un lâche indigne du nom d’arabe.

Source : W. Boutros Ghali, La tradition chevaleresque des Arabes, Paris, 1919, p. 192.

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