Nous vous relatons ci-après une petite chronique de la vie du Maréchal de Toiras, qui fut liée aux arquebusiers de la ville de Meaux, pour les raisons que nous évoquons ci-après…

maréchal de toiras
Maréchal de Toiras

En 1617, Louis XIII « le Juste », qui résidait alors non loin de Meaux, fut invité par les arquebusiers de cette ville pour y tirer le Papegeay. La Majesté leur promit d’y participer ou bien d’y envoyer un représentant.

Il envoya finalement Jean de Saint-Bonnet de Toiras, militaire et aristocrate français, Chevalier de l’ordre du Saint-Esprit, favori de Louis XIII qui termina sa carrière comme maréchal de France en 1630.

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Arrivé sur place, les chevaliers de l’arquebuse de Meaux lui firent l’honneur de tirer le premier. Le Sieur accepta et leur dit : « Messieurs, personne ne tirera apres moy, ie m’en vay abattre votre Papegay de ce seul coup. » Son action suivit ses paroles ; il réussit à le faire choir du premier coup.

Pouvant alors prétendre à la dignité de roi de l’arc de la ville, les arquebusiers voulurent lui mettre la couronne sur la tête, mais le Sieur la refusa et retourna trouver le Roi.

L’année suivante, en 1618, le Roi qui se trouvait encore dans la maison royale de Monceaux en Brie, fut à nouveau invité au tir du Papegay des arquebusiers de Meaux. A défaut d’avoir la présence Royale à leur Prix, le Roi envoya encore le Sieur de Toiras, qui emporta le même avantage en abattant encore d’un coup le Papegay.

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A la suite de ces deux épisodes, le Roi de France aimant les armes, décida d’établir une « compagnie de tireurs en volant & en courant« , composée des gentilshommes les plus adroits à l’arquebuse.

présente à ses petites chasses, et pour laquelle il fut ordonné de tirer tous les Lundis au Papegay. Celui qui l’abattait devenait Capitaine tout le long de la semaine. Souvent le Roi descendait de son trône et participer au Prix, où il était alors permit aux autres tireurs de gagner ce Prix [ce qui n’était pas toujours le cas à l’époque dans d’autres circonstances…].

De part son habilité, Toiras l’emportait presque toujours, de telle sorte qu’il devint perpétuel Capitaine de cette bande Royale, où le Roi, devenu simple soldat, devait alors obéissance à son Capitaine.

Source : Histoire du Maréchal de Toiras, Maréchal de France (1644), par Michel Baudier (page 14)

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