De nombreuses compagnies pratiquaient ou continuent encore de pratiquer annuellement un Prix du sanglier. Exemple est donné par exemple avec la compagnie d’arc Saint Pierre Montmartre, dont nous avons aujourd’hui publié un article au sujet de son Prix du sanglier 2013.

Ainsi donc, après le papegay (voir notre article De l’abat de l’oiseau au papegeai), voilà que les archers des compagnies se plaisent également à tirer sur des sangliers. Pourquoi donc cet animal ? Traçons ci-dessous un portrait de sa représentation symbolique, qui pourra nous éclairer sur les choix de nos anciens.

Le sanglier est bien évidemment avant tout un symbole hérité de la chasse, associé autant à la force et à la guerre qu’à l’abondance, la nourriture et la santé. En sachant que la chasse pouvait avoir un caractère rituel dans les sociétés paléolithiques de chasseurs-cueilleurs.

Le sanglier est pour les Celtes un animal sacré. Il est possible qu’il représente d’abord l’intelligence et la ruse, il est donc associé au savoir ; mais il est également lié à l’autre monde, le Sidh. Il est donc naturellement l’animal emblématique de la classe sacerdotale, les druides dont le mot signifie : « les très savants » et qui ont la charge de la relation avec l’autre monde, le sacré et les dieux.

Symbole sacerdotale représentant le pouvoir intemporel de Dieu, il vient s’opposer au pouvoir temporel du Roi, représenté par la symbolique de l’ours (animal sans Prix au sein des compagnies). Ainsi donc, nous pouvons supposer que le sens symbolique profond de cet animal a nullement était pris en compte pour l’élaboration de ce Prix. A moins qu’il faille considérer que le vainqueur du Prix du sanglier soit plus honoré que le Roi de la compagnie, ce qui est nullement le cas. Nous pourrions donc plutôt partir du principe que le papegay reste supérieur au sanglier et qu’il serait donc plutôt la réunion symbolique d’une représentation à la fois sacerdotale et royale.

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