Qu’est-ce que le « coup du roi » ? De nos jours encore, il s’agit du premier tir effectuée lors d’un tir solennel (partie de jardin, …). Mais, aujourd’hui, nous entendons souvent que ce tir doit être tirer par le roi de la compagnie. Ceci étant, dans notre affection pour la remise en question des transmissions du contenu des traditions actuelles, nous avons voulu soulever cette saine problématique : qu’en est-il à la grande époque (nous pensons là particulièrement au XVIIIe siècle) ? Ce « tir du roi » avait-il le même sens que de nos jours ?

A la lecture de nombreux récits de « prix généraux » (qui étaient les « prix provinciaux » d’autrefois, nous le rappelons), le « tir du roi » n’est jamais tiré par le roi de la compagnie. Il est toujours réservé à la personnalité la plus respectable qui est invitée par la compagnie : au gouverneur de la province, au lieutenant-général du roi, etc. Dans les faits, ce qui faut en conclure, c’est qu’il était donné, le plus souvent, au représentant du roi dans la province. Voilà sans doute, mais cela restera une hypothèse, d’où le « tir du roi » tire son nom. Il était réservé au Roi de France (auxquels les chevaliers des nobles jeux étaient attachés nous le savons), ou de son représentant.

Fins courtois, rappelons qu’il était aussi parfois réservé à des dames. Nous pensons là notamment aux chevaliers de l’arc de Lyon, qui élevèrent au rang de colonel la femme du gouverneur provincial du lyonnais au XVIIIe siècle.

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