Le samedi 29 avril 2017, le directeur du journal L’Archer Français a eu l’honneur de pouvoir être invité à s’exercer au noble jeu de l’arbalète, grâce au Grand Serment Royal et de Saint-Georges des Arbalétriers de Bruxelles. Créé en 1381, ce Grand Serment ressemble beaucoup aux compagnies d’arc françaises… Le directeur de notre journal raconte et livre ci-dessous quelques photos de cette rencontre avec nos amis belges…

Arrivé à 14 heures, le Doyen-Chef et l’Archiviste du Grand Serment m’ont pris en charge, dès la sortie de mon hôtel, afin de pouvoir réaliser une visite historique de la ville de Bruxelles, sous la lumière de l’histoire particulière de leur Grand Serment. Ne connaissant presque rien de la capitale belge, ma visite piétonne, de deux heures, fut fort enrichissante.

Outre les lieux touristiques (qui ne nous intéressent pas ici) et les statues ou armes héraldiques d’arbalétriers (que je ne citerai pas toutes ici), j’ai notamment pu découvrir le lieu d’un ancien jardin de tir (derrière les rares anciennes fortifications de la ville restantes, en fossé sec) & l’Église Notre-Dame du Sablon (qui est le centre spirituel du Grand Serment, avec chapelle dédiée à l’intérieur et où ont lieu les prestations de Serments).

La visite s’est achevée à deux pas du Palais royal, devant la grille d’accès de leur local, lieu où trois autres Arbalétriers m’ont salué et accompagné dans la suite de ma découverte.

Le local du Grand Serment est magnifique et plein de charme, sous le plafond voûté. En plus d’être un véritable musée, constitué de magnifiques pièces et arbalètes, on y trouve naturellement trois aires d’exercice, proposant des distances de tir différentes : 6m, 10m et 20m. Je signale également la présence d’un bar, pour se rafraîchir après l’effort. Car en Belgique comme en France, les sociétés fraternelles de tir savent ce qu’est la convivialité ! 🙂

Après avoir découvert les lieux, j’ai pu être initié, par le Capitaine de tir, au noble jeu de l’arbalète. A cet effet, j’ai pu tester différentes arbalètes, aux trois distances de tir, sur cibles. Mes résultats en cible étaient assez honorables. Mais il y a encore une marge de progrès, comme avec toute arme. 🙂

Ce noble jeu est bien sûr fort approchant du noble jeu de l’arc, dans son esprit et dans sa forme. Ceci étant, l’arme et surtout les sensations qu’elle procure diffèrent tout de même. Par exemple, il ne faut pas imaginer pouvoir tirer autant de flèches avec une arbalète qu’on ne pourrait le faire avec un arc durant la même soirée. Le poids de l’arme, après quelques tirs, se ressent. Les positions de tir différent, etc.

En somme, cette arme est fort agréable et il faut la découvrir, ou plutôt la redécouvrir en France ! Car, très clairement, comme avec un arc, dès qu’on y touche, on attrape un « virus » : celui de vouloir recommencer dès que possible. 🙂

Ainsi, cette expérience, fort enrichissante, ne doit pas en rester là. Je pense qu’il serait bon d’avoir, en France, de nouvelles Compagnies d’Arbalétriers à l’instar des Compagnies d’arc… Sachez que nous travaillons, à quelques uns, à ce projet ! Si certains souhaitent nous rejoindre dans l’aventure, qu’ils n’hésitent pas : larcherfrancais@gmail.com.

Dans tous les cas, je repars la tête remplie de souvenirs et de beaux projets.



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