Chers amis archers et chevaliers de l’arc,

Dans l’histoire de l’archerie traditionnelle, quelques rares journaux périodiques ont permis d’informer les archers des actualités liées à leur noble jeu.

L’Archer Français est un journal périodique dont le premier numéro a été lancé le 15 décembre 1856. Monsieur G. THIS, chevalier de l’arc, fabricant d’Arcs et de Flèches sur Paris, en était le Directeur-Gérant et Monsieur L. VAISSE le rédacteur en chef. Il perdura, d’après les archives en ligne de la BNF, jusqu’au 15 novembre 1857, suite à la publication de 24 numéros périodiques.

Il nous semblait pertinent de pouvoir relancer de telles publications. Cela permettrait selon nous de répondre à un besoin, une lacune, en ce qui concerne les actualités de l’archerie traditionnelle.

Les objectifs, le fond et la forme des anciennes parutions de l’Archer Français nous ont particulièrement séduits. Nous nous permettons donc de relancer la parution de l’Archer Français. Avec un peu d’appréhension, ne sachant pas si nous serons assez habiles pour cette entreprise, nous avons tout de même pris la résolution de tenter l’expérience.

A l’instar de sa formule de 1856, la version numérique de l’Archer Français continuera d’offrir aux archers et aux compagnies d’arc un centre pour leurs rapports mutuels, un organe pour la publication des faits et la discussion des questions qui touchent leur fraternelle association et leurs attrayants exercices. Nous espérons ainsi pouvoir concourir à perpétuer entre tous les membres d’une association dont les fruits sont moins futiles qu’ils ne le semblent peut-être à quelques personnes, cette entente, cette harmonie et ce bon vouloir, si bien dans l’esprit de la chevalerie.

Nous ne croyons pas inutile de rassurer ici d’avance les consciences timorées et de déclarer aux chevaliers, qu’en créant un organe de publicité pour le jeu de l’arc, nous n’avons eu la pensée de divulguer aucun des secrets consacrés à la chevalerie de l’arc. Dans ses articles de fond, l’Archer Français exposera les idées qu’il croira utiles, tant sur les questions de principes que sur toutes les actualités. Il discutera, avec toute l’impartialité dont il sera capable, les idées qui pourront être proposées par d’autres.

Dans une volonté d’ouverture, il s’adressera tant aux chevaliers de l’arc, qu’aux archers, mais aussi à tous amateurs et sympathisants lecteurs francophones. Nous ne nous bornerons pas exclusivement à l’étude et aux actualités de l’archerie traditionnelle ; nous pourrons, de temps à autre, nous intéresser aux nobles jeux héritiers de l’arc : l’arbalète, la couleuvrine, l’arquebuse, etc. Toutefois, nous aurons un parti pris : ne pas digresser sur les tirs plus modernes (tir chasse, tir field, etc.) ; dans une volonté de mettre plutôt en avant les Prix du tir beursault, du tir à la perche, des archers-carabiniers, etc.

Sans nous fixer de contrainte de périodicité, nous tiendrons nos lecteurs au courant des fondations de nouvelles sociétés de tir, des ouvertures de prix, ainsi que des actes des conseils des compagnies, familles et rondes, pouvant être d’un intérêt général. Les nouvelles d’un ordre différent mais intéressant encore les archers, et les renseignements de simple curiosité concernant l’arc, fourniront la matière de nos faits divers. Nous nous intéresserons également à l’histoire contemporaine et les archives générales de l’arc et de ses disciplines héritières (arbalète, arquebuse, etc.).

Comme le disait Jean Jaurès : la véritable tradition n’est pas de faire ce que les autres ont déjà fait, mais de trouver l’esprit qui a fait ces grandes choses et qui en ferait de toutes autres en d’autres temps. Ainsi, la nouvelle formule de l’Archer Français s’efforcera de conserver le fond des anciennes publications et d’utiliser les nouvelles technologies de la communication. Ainsi, le journal sera, comme dans sa première version un organe de diffusion des actualités archères, mais aussi désormais un réseau social communautaire pour les archers et enfin, à terme, un outil « opendata » destiné aux chercheurs s’intéressant à l’histoire de l’archerie traditionnelle.

Nous nous permettons d’insister sur le fait que nous n’avons pas la prétention de nous compter parmi les maîtres du noble jeu (nous sommes d’ailleurs loin d’avoir la dextérité nécessaire pour atteindre cet objectif), ou bien encore de faire de l’Archer Français une publication payante. Les colonnes du journal resteront toujours ouvertes, gratuites et sans trop d’encarts publicitaires. Pour soutenir le projet de l’Archer Français, si certaines compagnies ou archers isolés voudraient réaliser un don pour nous aider dans notre entreprise de gestion et de maintenance du journal, cela est possible en contactant l’administrateur du site.

Nous espérons que Mesdames et Messieurs secrétaires des compagnies voudront bien nous donner, à l’occasion de l’ouverture de leurs Prix, l’indication des informations pratiques pour y participer. Nous les engageons aussi à nous donner, à la clôture des Prix, la liste des gagnants avec la distance de leurs coups et l’indication du moment et du lieu où les Prix gagnés peuvent être réclamés.

L’équipe de rédaction accueillera avec non moins d’empressement tous les autres renseignements et faits de nature à intéresser le public des tireurs. Parmi ces renseignements, nous mettons en première ligne ceux sur la date exacte et les circonstances de la fondation des compagnies.

Les ouvertures et les distributions de Prix seront annoncés toutes les fois que l’avis nous en parviendra huit jours au moins avant son ouverture.

Amis archers et chevaliers de l’arc, la cible du journal étant fixée, nous espérons désormais que notre travail nous permettra de dépasser de loin les objectifs attendus in fine par nos lecteurs.

L’équipe de la rédaction reste à votre disposition et vous salue.

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Si vous cherchez à nous contacter, envoyez un courriel à l’adresse suivante : larcherfrancais [at] gmail . com